Canicule et travail…

D’une part, l’employeur a l’obligation d’assurer la sécurité et de protéger la santé des salariés.

Ces mesures comprennent

L’employeur veille à l’adaptation de ces mesures pour tenir compte du changement des circonstances et tendre à l’amélioration des situations existantes. L’employeur fournit également de l’eau et peut avoir recours à l’utilisation de ventilateurs. D’autre part, les salariés peuvent bien évidemment demander à leur employeur d’adapter leurs conditions de travail. Il convient de différencier les situations selon que les salariés doivent porter ou non un uniforme.

Par ailleurs, le port d’un uniforme peut également avoir une fin sécuritaire comme cela est le cas s’agissant du port de chaussures de sécurité. La question devient donc plus épineuse car le port des chaussures est obligatoire pour le salarié afin d’éviter tout accident, sur les chantiers notamment. En ce sens, les salariés en contact avec la clientèle, des partenaires commerciaux ou encore avec des professionnels peuvent difficilement porter une tenue très estivale si cette dernière peut avoir un impact clair et dommageable sur l’activité de la société qui l’emploie. Ainsi, il peut être apporté des restrictions à la liberté vestimentaire dès lors qu’elles sont proportionnées au but recherché.

Enfin, le salarié n’est pas contraint de subir des conditions de travail dangereuses. L’exercice du droit de retrait peut être jugé comme injustifié. Cette appréciation souveraine des juges peut avoir des conséquences sur la rémunération du salarié mais également sur le prononcé d’une éventuelle sanction disciplinaire.